Certification de qualité de l’air intérieur : un atout santé et valeur pour les logements à la location

Dans un marché immobilier de plus en plus attentif au confort et à la performance environnementale, la qualité de l’air intérieur (QAI) s’impose comme un nouveau critère de distinction pour les propriétaires.
Obtenir une certification de la qualité de l’air intérieur ne se limite pas à un argument marketing : c’est avant tout un gage de santé pour les occupants et un signe de sérieux et de transparence pour les bailleurs.

Certification de la qualité de l'air intérieur des logements en location

Cette démarche, encore récente mais en plein essor, permet d’attester que le logement respecte des niveaux faibles de pollution de l’air intérieur. Elle valorise les bonnes pratiques du propriétaire, renforce la confiance du locataire et contribue à améliorer la santé publique.

Pourquoi une certification de la qualité de l’air intérieur pour un logement ?

Nous respirons chaque jour environ 15 000 litres d’air, dont plus de 80 % en espaces clos. Or, selon l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), l’air à l’intérieur des logements est souvent 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur.

Les sources de pollution sont multiples dans un logement :

  • les matériaux de construction et de décoration (colles, peintures, vernis, revêtements de sol),
  • le mobilier et les tissus d’ameublement,
  • les produits ménagers et désodorisants,
  • et parfois les appareils de combustion (chauffage, cuisson).

Les polluants les plus préoccupants sont bien connus : formaldéhyde, benzène, phtalates, particules fines, composés organiques semi-volatils (COSV) ou encore radon.

Ces substances, même à faibles doses, peuvent provoquer :

  • des irritations des voies respiratoires,
  • des troubles du sommeil, maux de tête ou fatigue chronique,
  • des allergies et de l’asthme,
  • et, pour certaines, des effets cancérigènes, reprotoxique, perturbateurs endocriniens ou neurotoxiques à long terme.

Ainsi, garantir un air intérieur sain n’est pas un luxe, mais un enjeu de santé publique et de responsabilité du bailleur.

En quoi consiste la certification de la qualité de l’air intérieur ?

La certification de la QAI repose sur des mesures et des analyses en laboratoire réalisées dans le logement. Elle vise à évaluer la concentration de plusieurs polluants de référence et à vérifier la conformité à des valeurs guides sanitaires (Valeurs Guide de l’Air Intérieur, VGAI).

Les paramètre généralement mesurées sont :

Une fois les analyses réalisées, un rapport atteste du niveau global de qualité de l’air et de la classe sanitaire du logement. Lorsque les concentrations mesurées respectent les valeurs recommandées, le logement peut obtenir une certification officielle, souvent délivrée pour une durée de 3 à 5 ans.

Les avantages pour les propriétaires bailleurs

La certification est un gage de santé et de confiance pour les locataires

Un logement certifié garantit que les principaux polluants de l’air intérieur se situent à des niveaux sûrs.
C’est une preuve de prévention active des risques sanitaires, notamment pour les familles avec enfants, personnes âgées ou sensibles.

Cette transparence renforce la confiance entre bailleur et locataire, et constitue un argument décisif dans un contexte où la santé environnementale est devenue un critère de choix prioritaire.

La certification est un facteur de différenciation sur le marché locatif

Sur un marché concurrentiel, la certification QAI devient une marque de qualité différenciante, au même titre que le diagnostic énergétique ou la performance acoustique.

Un logement sain inspire confiance, se loue plus facilement et peut même justifier une valeur locative supérieure, notamment dans les zones urbaines où la pollution est un sujet sensible.

La certification permet une valorisation du patrimoine immobilier

La certification atteste de l’entretien, de la ventilation et du choix de matériaux sains. Elle contribue à préserver la durabilité du bien et peut être mise en avant dans les futurs diagnostics ou ventes.

Certification de logement nu ou meublé : quelles différences ?

Dans un logement meublé

La certification prend en compte l’ensemble du mobilier et des équipements présents.
Les matériaux (bois aggloméré, mousses, textiles), les produits d’entretien ou les désodorisants peuvent influencer la qualité de l’air mesurée.
Une certification favorable reflète alors un environnement intérieur réellement sain, mobilier compris.

Dans un logement nu

La certification porte uniquement sur l’enveloppe du logement : murs, sols, plafonds, peintures, ventilation, revêtements, etc. Attention, les meubles apportés par le locataire et les aménagements décoratifs réalisés par le locataire ne sont pas pris en compte dans les résultats des mesures.

Cela signifie qu’un logement nu peut être certifié pour son air sain, mais la qualité réelle de l’air intérieur dépendra ensuite des choix du locataire : mobilier, produits d’entretien, bougies, peintures ou textiles.

Il est donc essentiel de informer les occupants sur les bons gestes pour préserver la qualité de l’air après l’emménagement.

Prévention et engagement durable

S’engager dans une certification de la qualité de l’air intérieur, c’est :

  • Protéger la santé des occupants,
  • Valoriser son patrimoine,
  • Afficher un engagement environnemental concret.

Cette démarche proactive contribue à créer des logements plus sûrs, plus attractifs et plus responsables.
À terme, la certification QAI pourrait devenir aussi incontournable que le diagnostic de performance énergétique (DPE), notamment pour les logements neufs ou rénovés.

Respirer un air sain chez soi ne devrait pas être un privilège, mais un standard de qualité immobilière.

Crédit photo de Tierra Mallorca sur Unsplash